#defi30joursecriture : Défi n°23

On est lundi et vous savez que le défi du lundi, c’est le défi pour se faire du bien, pour souffler.

Défi du jour : Se comparer à ses débuts dans l’écriture

« Untel a écrit 3 romans cette année »

« Unetelle écrit 2 000 mots en 1 h »

« Je n’arriverais jamais à sa hauteur… »

« Mon écriture c’est de la merde comparée à… »

Depuis notre plus tendre enfance, nous sommes habitués à entrer en compétition avec les autres. Si nous n’étions pas comparés aux cousins.es du même âge, c’était les camarades d’école. « Untel a de meilleures notes », « unetelle est douée en sport », « untel est un beau garçon ». Cette compétition malsaine est ancrée en nous et adultes, nous avons tendance à conserver cette mauvaise manie de nous comparer aux autres.

La compétition peut être saine lorsqu’elle est un moteur pour se dépasser. En revanche lorsqu’elle devient un prétexte pour se dévaloriser et perdre notre estime de soi, lorsqu’elle nous démoralise et nous fout plus bas que terre, c’est à cet instant qu’il faut cesser toute compétition. Nous sommes tous des êtres différents et en écriture, il existe autant de routines créatives, autant de succès et d’échecs qu’il y a d’auteurs. rices. Alors, tomber dans la comparaison maladive nous fait rentrer dans un cercle vicieux duquel on a dû mal à se sortir et qui à terme altère notre créativité et notre productivité. Si vous vous sentez comme une merde en regardant les écrits d’un. e autre, peut-être n’aurez-vous plu envie de coucher une seule ligne, persuadé. e que vos écrits n’en valent pas la peine et que vous finirez par abandonner.

Par ailleurs dans la comparaison, nous nous concentrons essentiellement sur nos faiblesses et pas sur nos forces. Nous avons tous nos qualités et défauts et surtout nous avons également des environnements différents. Certes, untel a écrit 3 romans, mais vous oubliez de dire que lui écrit à 100 % et que vous, vous devez gérer un emploi à temps plein à côté. Untel a réussi un exploit, mais vous avez également réussi les vôtres, vous avez écrit un roman ou un recueil de nouvelles. Vous avez vos forces et c’est sur elles que vous devez capitaliser.

Le plus judicieux est alors de vous comparer non pas aux autres, mais à la personne que vous étiez hier. Comparez-vous à l’écrivain. e que vous étiez à vos débuts.

Il y a fort à parier que vous êtes bien différent de l’écrivain. e que vous étiez à vos débuts. Ainsi vous vous rendrez compte de tout le chemin parcouru. Vous pouvez comparer vos écrits, vos avancées, votre mindset ou encore votre rapport à l’écriture.

Pourquoi ce défi est-il intéressant ?

Ce défi permet de se valoriser et de constater votre évolution.

Ci-dessous les règles de ce défi :

  • Relever ce défi avant 23 h 59  
  • Partager sa contribution en postant en commentaire le lien de son texte ou en postant sur les réseaux sociaux avec le hashtag #defi30joursecriture. N’hésitez pas non plus à faire part de vos impressions sur le défi du jour en commentaires et/ou sur les réseaux sociaux.
  • Pas de restriction de mots
  • Pas de restriction de temps. Par exemple, votre texte ne doit pas être écrit en 30 minutes.

Et vous, quelle évolution notez-vous par rapport à votre écriture ?

Découvrir l’évolution de Miss Avery

Découvrir l’évolution de Celvie

Ma contribution

Si vous avez lu mon tout premier article où je vous expliquai pourquoi j’écris, vous savez déjà que j’ai eu et j’ai une relation tumultueuse avec l’écriture, une espèce de je t’aime moi non plus artistique bien foireuse.

J’écrivais énormément quand j’étais plus jeune et plus j’avançais dans l’adolescence et plus mes écrits s’espaçaient. J’écrivais de temps en temps quand ça allait mal et surtout quand je n’arrivais pas à exprimer ce que je ressentais aux gens que j’aimais. En grande drama queen, j’avais une préférence à l’époque pour la poésie et les lettres. J’en ai écrit des lettres et pas forcément à des gens qui le méritaient, mais bon passons.

Après le bac et parce que j’avais des études très très prenantes j’ai arrêté d’écrire, mais genre totalement. Mes seuls écrits étaient des dissertations à rallonge de 2 copies doubles de concept économique et philosophique qui après coup me paraissent toujours flous, mais bon encore une fois passons. Donc j’ai abandonné l’écriture, j’ai laissé mes vieux cahiers prendre la poussière dans un coin de ma chambre. Puis, finalement, j’ai repris l’écriture il y a presque 4 ans maintenant, lors d’un échange à l’étranger. J’étais dans ma chambre, je m’emmerdai fermement et je repensais aux gens que j’avais laissés en France, à certaines décisions qu’ils avaient prises pour leurs vies et qui ne me convenaient pas. C’est à cet instant précis que Cynthia, cette quasi jeune trentenaire moquée par sa famille à cause de son célibat m’est apparue. J’avais envie d’écrire cette histoire, alors je l’ai fait.

Au début, mon écriture était assez maladroite, je tâtonnais, je testais des choses, mais ça se sentait que je n’avais pas repris la plume depuis un moment. J’ai mis pratiquement 2 ans, je pense, pour écrire le 1er jet d’Epouse-moi, alors quand j’ai dû entamer la relecture et lire les premiers chapitres que j’avais écrits deux ans plus tôt, ba ça été un choc. Pour tout vous avouer, j’ai dû faire sauter 10 000 mots tant je trouvais l’histoire molle, les moments niais et l’écriture bof. Je n’étais pas du tout satisfaite, alors, j’ai coupé énormément pour enlever toutes les fioritures. J’ai réécrit le début du roman pour le rendre un peu plus dynamique et ouvrir l’histoire sur une scène marquante.

Il y a beaucoup d’aspects sur lesquels je pense avoir fait du chemin depuis mes débuts. J’ai toujours été très nulle en description, mais je me soigne. Perso, je trouve d’ailleurs qu’elles sont beaucoup plus travaillées qu’avant et ça, c’est parce que j’applique les bons conseils que j’ai pu trouver ici et là pour les réussir.

J’utilise beaucoup moins les mots ternes, je m’évertue à traquer les répétitions. J’ai la sensation d’avoir une écriture plus fluide et plus légère.

Côté mental, je trouve que je me fais beaucoup plus confiance et que j’assume mes choix et la nécessité de continuer à progresser en apprenant. Je me vois comme une initiée en apprentissage permanent.

Bien sûr, entre temps j’ai auto publié mon recueil de nouvelles Si J’avais Su qui a été globalement apprécié (en tout cas, je suis extrêmement contente des avis que j’ai pu avoir). J’ai fini mon premier roman et je suis en cours d’écriture du deuxième. Il y a également quelques manuscrits que j’ai abandonnés sur la route, mais leur sacrifice n’a pas été vain, ils m’ont permis de progresser.

Clairement, je n’ai pas à me cacher ou à rester confinée, même si ça paraît n’être rien pour le moment, je suis extrêmement fière de ce que j’ai accompli.

Sinon, je vous invite à rentrer dans mes petits papiers pour recevoir ma newsletter mensuelle et recevoir gratuitement ma nouvelle Une Envie d’Espresso à 5 Euros qui fait partie de mon recueil de nouvelles Si J’avais Su.

Traitement en cours…
Terminé ! Vous figurez dans la liste.

8 réflexions sur “#defi30joursecriture : Défi n°23

  1. MERCI pour ces paroles si justes qu’on oublie souvent. Je crois que je ne pourrai pas relever le défi aujourd’hui parce que, malgré le confinement, j’ai plein de choses prévues à la maison mais je crois que j’en parlerai un jour sur le blog en te mentionnant, si ça ne te dérange pas : )
    Effectivement, j’ai tendance à beaucoup dévaloriser mon travail parce que je le trouve vraiment naze par rapport à plein d’autres écrits… Mais je l’ai fait, et c’est déjà énorme… Et puis je ne peux que m’améliorer. Alors encore une fois, MERCI de m’offrir la possibilité de me le rappeler 🙂

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    1. Pas de soucis Justine ça me fait plaisir que ça puisse t’aider. Bien sûr que tu peux le faire bien après, hâte de te lire. Belle journée confinée 😁

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  2. Encore une fois une très bonne idée. J’ai beaucoup aimé faire une petite rétrospective de mon évolution, c’est fou ce que ça change quand même, même si on s’en rend pas compte !
    PS : je comprends mieux ton commentaire d’hier ^^

    Aimé par 1 personne

  3. Merci beaucoup pour ce partage sur ton histoire avec l’écriture. Tu as raison d’être fier. Il est vrai qu’on ne se rend pas forcément compte tout de suite de l’évolution de notre propre écriture. Il faut prendre un peu de recul pour ça. J’ai déjà vu la différence dans ma propre écriture, et comme toi, je suis contente du chemin parcouru.

    Aimé par 1 personne

    1. Il faut ! Il faut ! Sinon on passe sa vie à ne pas être satisfait et à broyer du noir. Je pense sincèrement que dans l’écriture le mental, notre perception de nous-même joue énormément

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