Art’vril : le mois des créatives – Olivia Billington

Je vous l’avais annoncé la semaine dernière, le mois d’avril est consacré sur ce blog à la découverte d’autres artistes qui ont accepté de partager avec nous leur parcours, leurs routines créatives, leurs inspirations. Après une première interview de Lucyle Maurice que vous pouvez retrouver ici, c’est au tour d’Olivia Billington de se livrer.

J’ai eu le plaisir de découvrir la plume légère, addictive et très touchante d’Olivia sur son blog où elle publie chaque semaine ses écrits dans le cadre de son jeu d’écriture des mots, une histoire auquel je me promets de participer chaque semaine (spoil: ce n’est pas encore fait).

Sans plus tarder, je vous laisse découvrir son interview.

Bonne lecture !

Crédit photo : Olivia Billington

#1 Peux-tu te présenter en quelques mots ?

Toute jeune quadragénaire.

Impulsive et réfléchie, timide et bavarde, posée et nerveuse, douce et brusque, toute en contradictions.

Maman de deux enfants.

Belgo-anglaise — Billington est mon vrai nom.

#2 Pourquoi écris-tu ?

L’écriture, je la porte en moi depuis toute petite. La lecture, ma première passion, est une activité tellement riche en émotions que j’avais envie d’être moi aussi à l’origine de celles-ci pour d’autres lectrices et lecteurs.

De faire rêver, rire, réfléchir, pleurer.

De nature solitaire, je ne me sens pourtant jamais seule lorsque je lis ou écris (dans le silence — denrée rare — ou avec de la musique douce). L’écriture, c’est ma bulle, là où je me sens vraiment libre, là où je me réinvente.

#3 Parle-nous de ta première fois ! De ta première histoire ou de tes premiers écrits

Ma première histoire, je ne m’en souviens pas, j’en racontais beaucoup. Oralement, d’abord : mes parents m’ont enregistrée sur une cassette.Quant à mes premiers écrits, j’avais huit ans. J’ai gardé le petit carnet dans lequel je les ai rédigés.

#4 Quand as-tu décidé de te mettre à écrire et de devenir autrice ?  

Je pense que ce qui m’a donné l’envie de devenir autrice est le roman Les quatre filles du Dr March, que j’ai lu à dix ans. Deux ans plus tard, je rédigeais mes premières nouvelles ; quant à mon premier roman, j’avais quatorze ans.

Adolescente, j’ai écrit d’autres textes, mais, par la suite, l’université, le travail, mon couple, mes enfants m’ont un peu tenue à l’écart de la fiction.

Jeune trentenaire, après un changement de vie, je me suis remise avec sérieux à l’écriture. Depuis, des romans, des nouvelles et une novella sont paru, dans des genres différents (fantastique, horreur, comédie romantique, érotique). J’ai écrit plusieurs drames/suspenses psychologiques, qui ne sont pas encore publiés.

#5 Quelles ont été les réactions de ton entourage ?

Mes parents étaient fiers, mais réalistes, et m’ont poussée à faire des études. Mes amies lisaient mes textes.

#6 Tes indispensables à ta routine créative (un rituel, une musique, un plat…) 

Mon traitement de texte doit être bien calibré dès le départ (texte justifié, alinéa d’autant de mm, police et compagnie – ce que j’écris doit avoir un rendu pro directement).

Un petit coussin sur mes genoux — qui a dit « étrange » ? ^_^, Et avoir chaud.

#7 Comment organises-tu ta vie entre ta vie pro et perso pour écrire ?

J’écris quand je peux, quand le reste m’en laisse le temps. Quand je rédige un roman, j’écris tous les jours, mais le temps que j’y consacre est variable. Je me fixe des délais, et peu importe comment je m’organise, je m’y tiens. J’ai besoin d’avoir une date butoir pour travailler efficacement.

#8 D’où te vient ton inspiration ? Quelles sont tes influences ?

Une phrase entendue ou lue, des émotions ressenties, une photo, une discussion, les paroles d’une chanson, une question existentielle que je me pose…

Des « et si ? », aussi.

J’ignore si je peux parler d’influence, mais j’admire Kate Atkinson, pour son imaginaire formidable, son style unique et sa façon prodigieuse de dérouler ses intrigues.

En polar, j’ai lu tout d’Elizabeth George, y compris ses romans « young adult ». J’admire la façon dont elle décrit, par petites touches, les lieux, les gestes, les actions anodines certes, mais qui donnent de l’épaisseur aux personnages (c’est moins le cas dans les opus pour la jeunesse, mais ceux-ci restent agréables à lire). L’un de ses livres m’a bouleversée, ce qui est rare lorsque je lis des polars.

Je suis dans une phase où je lis et apprécie des autrices et auteurs français : Michel Bussi, Frédérique Deghelt, Delphine de Vigan.

#9 As-tu d’autres activités artistiques en dehors de l’écriture ?

Non, même si j’aurais aimé (j’aurais peut-être dû continuer les cours de dessin suivis à l’adolescence).

#10 Si tu as connu des pannes d’écriture, comment t’en es-tu sortie ? Quels sont tes tips pour pallier ce problème ?

En général, après la rédaction d’un roman (et sa correction), je ressens une sorte de flou et n’ai pas envie de commencer l’écriture du prochain, mais je ne qualifierais pas ça de « panne ».

J’ai bien sûr des périodes pendant lesquelles je suis moins productive, mais ça fait partie de mon processus créatif, donc je ne me suis jamais inquiétée. Je lis beaucoup, quand je n’écris pas, ça nourrit mon imaginaire, et je relève tout ce que je trouve de bien dans ces lectures. Je note des idées dans mes carnets, même si je ne les exploite pas.

Une astuce : les contraintes et les jeux d’écriture.

#11 Quelles ont été les principales difficultés que tu as traversées pour te faire éditer ?

Je suis tombée sur des personnes malhonnêtes ou incompétentes, et donc je pense qu’il est préférable de ne pas en faire mention dans l’interview, car ça ne reflète heureusement pas tout le monde dans l’édition.

#12 As-tu des thèmes et/ou genres de prédilection qui reviennent fréquemment ?

Je suis très intéressée par les troubles psychiques. J’aime écrire des suspenses ou drames psychologiques, ou intégrer cette composante dans un roman de prime abord plus léger.

L’amitié, aussi — je suis inspirée par celle qui est mon âme-amie depuis plus de vingt ans.

#13 Quel est THE conseil que tu aurais aimé avoir à tes débuts ?

« Noue des contacts dans le milieu de l’édition. »

Je ne pense pas aux « pistons », mais à des contacts sincères avec des personnes compétentes qui peuvent aider, guider, conseiller. Je n’ai pas eu ça, et j’avoue que j’aurais aimé être accompagnée lors de certaines étapes…

#14 Tu organises chaque semaine un jeu d’écriture des mots, une histoire ? Peux-tu nous en dire plus ? Comment t’est venue cette idée ?

J’adore les contraintes des jeux littéraires, ou les contraintes de temps — je travaille mieux avec un délai. Petite, je m’amusais à ouvrir le dictionnaire, y piocher une douzaine de mots, au hasard, pour ensuite rédiger un texte.

Des mots, une histoire, que j’ai inauguré en septembre 2010, suivait à peu près le même principe : tous les lundis, je récoltais des mots, laissés en commentaire, d’après certaines instructions, qui ont évolué avec le temps. Il s’agissait ensuite de rédiger un texte comprenant ces mots imposés.

Comme il ne m’était pas possible d’animer l’atelier pendant l’été (vacances scolaires), l’une des participantes en avait pris le relais. Par la suite, nous avions convenu qu’elle l’organiserait sur son blog à chaque congé scolaire, sous le nom Les plumes. Quand j’ai arrêté, en septembre 2014, elle l’a animé à temps complet, jusqu’en 2016.

J’ai pu constater qu’il y avait une certaine nostalgie autour de cet atelier et j’ai donc décidé d’en faire la nouvelle version en février 2019 (et c’est là que je me rends compte que ça fait plus d’un an…).

#15 Quels liens entretiens-tu avec ta communauté de lecteurs ?

Comme je l’ai dit, je suis plutôt solitaire, et en plus je suis timide. Je suis donc assez discrète sur les réseaux sociaux. Cependant, je suis tout à fait disposée à discuter, échanger, et rencontrer les lectrices et lecteurs — leurs retours sont ô combien précieux. J’ai pu faire de belles rencontres à travers mon blog, mon atelier, les séances de dédicaces…

Crédit photo : Jon Tyson sur Unsplash

Et parce que j’adore ce jeu stupide et que je ne m’en lasse jamais, tu préfères quoi ? :

C’est horrible de poser des questions pareilles à une éternelle indécise ! ^_^

#16 Tu préfères écrire une histoire médiocre qui se vend à 1 000 000 d’exemplaires ou une histoire parfaite, mais qui n’est vendue qu’à 10 personnes ?

Impossible de choisir. Je veux être lue, mais je veux aussi être fière de mon travail. Puis, une histoire parfaite, ça n’existe pas…

#17 Tu préfères ne plus écrire d’histoires ou ne plus en lire du tout ?

Me priver de la lecture, c’est, à terme, tuer mon écriture. Et m’empêcher d’écrire, c’est nier une partie essentielle de moi. Que ce soit l’un ou l’autre, au final, je me perds.

#18 Spécial Misery. Tu préfères modifier la fin d’une de tes histoires même si elle ne te plaît pas pour avoir la vie sauve ou tu préfères mourir tout en conservant ton histoire telle que tu l’as imaginé.

Je modifie l’histoire, car je pourrais en écrire d’autres ensuite. Et je trucide la personne qui m’aurait soumise à ce choix. ^_^

#19 Le mot pour la fin. Peux-tu nous partager ton actualité ?

Je viens de signer un contrat de publication pour mon dernier roman, mais je ne peux pas encore en révéler davantage… Il va falloir suivre mon blog, ma page FB ou ma page Instagram pour en savoir plus ! ^_^

Je remercie infiniment Olivia de s’être prêtée au jeu des questions/réponses malgré un emploi du temps chargé. J’espère que cette belle découverte vous a inspiré. Vous pouvez également retrouver Olivia sur son blog. Ce sera l’occasion pour vous de découvrir ses écrits.

Qu’avez-vous pensé de ce portrait ?

Sinon, je vous invite à rentrer dans mes petits papiers pour recevoir ma newsletter mensuelle et recevoir gratuitement ma nouvelle Une Envie d’Espresso à 5 Euros qui fait partie de mon recueil de nouvelles Si J’avais Su.

Traitement en cours…
Terminé ! Vous figurez dans la liste.

12 réflexions sur “Art’vril : le mois des créatives – Olivia Billington

  1. Très intéressante cette initiative ! J’aime bien les questions à la Misery et Tu préfères quoi, même si dans tous les cas, le choix est trop cornélien 🙂 ! C’est vrai que ça fait des mois que je veux participer à l’atelier d’Olivia, et que je ne trouve pas le temps ! Allez, cette semaine, j’essaie ! Et toi, t’as réussi ? Belle journée, Sabrina.

    Aimé par 2 personnes

    1. Ahah c’est vraiment fait exprès choisir entre la peste et le choléra.
      Pareil à chaque fois je me dis que je vais y participer et puis je ne le fais pas non plus mais un jour j’y arriverai ahah 😅

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